cuban food

90’s

De : Jonah Hill
Avec : Sunny Suljic, Katherine Waterston, Olan Prenatt
2018

Stevie, 13 ans, est en manque de repères. Fils cadet d’une jeune mère de célibataire, il ne peut pas vraiment compter sur son grand frère, ce dernier ne manquant pas une occasion pour lui taper dessus. Une seule solution, regarder du côté de la rue et d’un groupe de skateurs, plus cools que cools.

Ce premier film de l’acteur Jonah Hill ne laisse pas indifférent. Déjà, de par sa dimension intimiste puisqu’il s’inspire directement de l’enfance du réalisateur en herbe. Ensuite, parce que cette intimité est portée aux nues par une réalisation sans fioritures. Le format (16mm) et la durée (1h25) offrent à ce beau portrait d’adolescent un écrin à la simplicité rafraîchissante. La bouille du jeune Sunny Suljic (Stevie à l’écran) accroche d’entrée la sympathie du spectacteur qui suit dès lors avec beaucoup d’intérêt les premiers pas de ce petit frère dans la cours des grands. Entre premières taffs et tentatives attendrissantes de « faire cool », le garçon attendrit mais surtout émeut au fur et à mesure que le film avance. Modeste et honorable.

Conclusion : pourquoi pas

33

Chef


De : Jon Favreau
Avec : Jon Favreau, Robert Downey Jr., Scarlett Johansson
2017

Carl Casper (Jon Favreau) est un chef inventif aux envies bridées par le patron du restaurant dans lequel il bosse. Une (mauvaise) critique gastronomique plus tard, Carl claque la porte et embarque fiston et collègue de travail dans l’aventure food truck.

A chaque scénario ses promesses. Celui-ci, en bon film de cuisine qui se respecte, en propose deux au spectateur : celle de l’embarquer dans une aventure familiale moelleuse en sentiments et celle de lui chatouiller ses papilles gustatives. Pépin : du début à la fin Chef ne respecte pas le menu proposé. L’obstacle s’installe dès l’entrée avec le personnage principal, rustre, grossier, antipathique et peu attachant. Quant aux péripéties, elle sont pour ainsi dire inexistantes puisqu’aucunes réelles difficultés n’entrent en jeu, que ce soit au sein de la brigade que dans les rapports familiaux noués entre le chef, son ex-épouse et son fils. Compliqué, du coup, de voir un quelquonce intêret à ce périple d’une platitude affligeante. Oubliez, de même, l’aspect gourmand du film. A moins que la seule vue d’un hot arrosé de ketchup vous fasse saliver. À éviter…