Mois: mars 2014

Joyeux anniversaire Gary Oldman !

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Le super vilain du cinéma hollywoodien souffle aujourd’hui ses 56 bougies. Avec plus de 40 films à son actif (sans compter les nombreux courts-métrages et autres activités de doublage) Gary a depuis longtemps gagné sa place au soleil des projecteurs. L’homme a en effet plusieurs casquettes (acteur, scénariste, musicien et même réalisateur) et près de 21 trophées sous le bras. Vous croyez connaître Gary ? Allez on rembobine.

Le saviez-vous ?

  • Gary Oldman est un acteur britannique (londonien plus exactement) et non américain. D’où vient la confusion ? D’abord de certains titres de ses films, comme Air Force One, ou encore JFK. Ensuite des réalisateurs très ricains avec lesquels il a collaboré, de Luc Besson (si si ça compte au vue de ses productions) à Christopher Nolan pour la trilogie The Dark Knight.
  • Il a réalisé un film, un seul : Ne pas Avaler (1997) dont il a également signé le scénario. Un drame encensé par la critique, hautement autobiographique, co-produit par Luc Besson et présenté au Festival de Cannes en film d’ouverture.
  • Gary Oldman a longtemps été alcoolique, à l’image de son propre père qualifié de violent par le comédien. Il a même été arrêté en été d’ivresse au volant avec son ami, un certain Kiefer Sutherland dans les années 90.
  • Fan de la série Friends ? Alors vous devez sûrement vous rappeler du caméo mémorable de Gary dans la saison 7. L’acteur joue Richard Crosby, le partenaire de jeu postillonnant de Joey le temps de 2 épisodes. Le personnage apparaît même ivre à un moment, un comble.
  • Gary est un grand passionné de musique (chant et piano). Une passion illustrée dans le film Track 29 mais surtout dans la biographie de Beethoven, Ludwig van B. de Bernard Rose. Très proche de David Bowie, il a chanté avec lui sur l’album Black Tie White Noise en 1993.
  • Il a d’ailleurs fait une apparition délirante dans le clip des Guns N’ Roses, Since I Don’t Have You.
  • Gary, fan de Call of Duty ? Faut croire puisque le comédien a prêté sa voix à plusieurs personnages de jeux-video. De Call of Duty : World at War , à la trilogie The Legend of Spyro, en passant par le jeu True Crime: Streets of LA .

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Son jeu :

Un caméléon. Voilà comment les critiques de cinéma définissent le jeu de Gary. Capable de transformations physiques étonnantes (-13 kilos pour son rôle dans Sid et Nancy) comme de se glisser psychologiquement parlant dans des rôles très différents (du meurtrier de JFK au gentil commissaire Gordon dans The Dark Knight). Gary est apprécié pour sa discrétion, son amabilité et la justesse de son jeu.

Top 5 des films à voir de Gary Oldman :

  • Sid et Nancy d’Alex Cox (1986): pour découvrir son premier film, celui qui l’a révélé.
  • Les Anges de la Nuit (1990) de Phil Jouanou : pour sa prestation folle et

    impressionnante.

  • JFK d’Oliver Stone (1991) : pour sa performance bluffante du célèbre meurtrier.
  • Le Cinquième élement de Luc Besson (1997) : pour son interprétation aussi funky que

    borderline.

  • La Taupe de Tomas Alfredson (2011) : pour le seul film qui lui aura valu une nomination aux Oscars.

Prochainement au cinéma dans 

  • La Planète des Singes : l’Affrontement de Matt Reeves (le 30 juillet prochain au cinéma en France).
  • Child 44 (date de sortie non précisée) le thriller de Daniel Espinosa, dans la peau d’un général soviétique dans les années 50.

La photo qui tue :

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Gary Oldman dans Hannibal (2001) de Ridley Scott. Son personnage ? Mason Verger, milliardaire pédophile victime du docteur Lecter. Soûl et drogué, ce dernier se voit poussé à se mutiler son propre visage mais aussi à jouer au jeu sexuel et dangereux de la Corde.

Le Chemin : A la recherche du temps perdu

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De : Luciano Moura
Avec : Wagner Moura, Mariana Lima, Lima Duarte
2013

Theo est dans l’impasse. Sa femme Branca – qu’il aime toujours – le rejette. À l’instar de Pedro, son fils unique de 15 ans. Alors que les choses pourraient difficilement être pires, l’adolescent fugue soudainement. Theo part à sa recherche.

Le premier long-métrage du brésilien Luciano Moura porte bien son nom. Le chemin, c’est d’abord celui de la psychanalyse que choisit d’arpenter le réalisateur. Celui d’un père lambda se débattant avec l’hégémonie patriarcale. Theo étant lui-même brouillé avec son paternel, il est de sa responsabilité de démêler les noeuds de sa relation avec son propre fils pour désamorcer le conflit familial.

Un chemin plus mystique se dessine alors. Et le road-movie de se transformer en quête de la réconciliation, du pardon, mais aussi d’une certaine forme de Salut. Comme souvent, la route vers les retrouvailles est longue et tortueuse : rencontres humaines et difficultés techniques pavent ce parcours du combattant. Un parcours que le réalisateur choisit de raconter la caméra collée aux corps des comédiens. Dans un premier temps elle virevolte, furieuse, capture les scènes de manière rapide, comme pour retranscrire la panique ambiante. Et puis, au fur et à mesure que Theo taille sa route, les plans se stabilisent, s’étirent. Au diapason avec la réalisation, l’acteur Wagner Moura compose avec sa palette d’émotions. À l’interprétation nerveuse d’un père affolé, succède un jeu plus relaxé. Il en fallait pas moins pour illustrer ce touchant apprentissage d’un père nominé au festival de Sundance en 2012.

 

Anecdote : Luciano Moura est avant tout un homme de la pub. Le cinéaste a tourné plus de 400 spots publicitaires avant de se décider à mettre en scène son premier long-métrage, près de 20 ans après son court-métrage Os Moradores da Rua Humboldt.