Robert Pattinson – Cannes 2012
Où il est question du parcours bluffant et enlevé d’une belle gueule passée par Twilight et à l’affiche du Festival de Cannes ce mois-ci avec The Rover et Map To The Stars.
Parce qu’il n’a pas peur d’égarer son public
Il est jeune, beau, fringuant et sa filmo est gonflée par le succès de deux grosses franchises : Harry Potter etTwilight. À cette époque-là, Rob a tout pour plaire, donc tout à perdre. Sa fan base adolescente explose et les studios se frottent les mains, assurés d’avoir trouvé leur nouveau Zac Efron. Sauf que Rob a d’autres projets : « Je ne veux pasrester coincé dans des rôles mignons pour tout public car je sais que je vais finir en unesorte de caricature » résume-t-il dans une interview aux Inrocks. Et l’acteur de prendre levirage hasardeux du cinéma indépendant. Pas frileux pour un sou, le comédien n’hésite pas à s’intéresser aux projets sulfureux, comme Mission: Blacklist, un projet de Jean-Stéphane Sauvaire (récemment abandonné par l’acteur faute de temps) : « un film sur latraque et la capture de Saddam Hussein. Et vous savez quoi ? Il veut le tourner en Irak.Fuck yeah ! Personne d’autre n’a les couilles de faire ça » proclame Robert tête brûlée.
Parce qu’il a su éviter les étiquettes
Au cinéma il y a deux types d’acteurs : ceux qui restent sagement dans leur rang, bien au chaud dans leur genre (celui de la comédie, des films indé obscurs, du drame parisien…) et ceux qui prennent des risques, quitte à se casser la tronche, encaisser un bide et s’attirer la moquerie. En alternant film indé (Cosmopolis) et blockbusters léchés, Rob a trouvé la bonne formule. L’étiquette de « vampire mutique » s’est arrachée de sa carrière aussi vite qu’elle s’est scotchée. Alors que certains – à l’instar de Daniel Radcliffe – rament encore pour s’offrir une nouvelle image, Rob nage comme un poisson dans l’eau entre les rôles d’écrivain à costume (Bel Ami), de trader obsédé par sa prostate (Cosmopolis) ou encore de dompteur d’éléphants (De l’eau pour les éléphants).
Parce qu’il joue comme les grands
Soyons honnêtes : son interprétation rigide de vampire torturé n’a pas soulevé les foules. Même si, à bien des égards, son jeu n’est pas sans rappeler celui d’un certain Ryan Gosling (visage éternellement douloureux, traits figés, froideur mélancolique…). Comme ce dernier, Robert tire sur la corde du personnage réservé, en lutte avec sa propre personne. Pour certains, le jeu du londonien est hypnotique, pour d’autres, atrocement ennuyeux. Dans tous les cas assez impressionnant pour susciter l’intérêt des génies du cinéma indépendant. Du Canadien David Cronenberg, à (…) Lire là suite ICI : http://www.cinetrafic.fr/actu-cine/33/cannes-2014-pourquoi-robert-pattinson-est-il-le-meilleur-acteur-de-sa-generation/3



