Parce que si on le pouvait on attaquerait le 7ème Art pour calomnie.
1: Raccompagner son rencard c’est trop romantique
Dans les films : trop cool, le resto est à un pâté de maisons de ton appartement. On rentre à pied ? T’inquiète ça ira avec tes talons aiguilles de 10cm. Au pire si tu as froid, je ferai glisser ma veste de costard sur tes épaules. En 5 minutes on est devant chez toi. La pleine lune, le trottoir complètement vide en plein New York, le silence… C’est dans cette ambiance cliché que Josh Hartnett raccompagne Shannyn Sossamon dans 40 jours et 40 nuits.
Dans la vraie vie : tu rentres comment ? En tram ou en métro ? Zut, on ne va pas dans le même sens. Bon, ben c’était bien… On se tient au jus. Malaise courant : vous vous retrouvez chacun sur le quai en face de l’autre.
2: Le grand amour est accidentel
Dans les films : rolalala comme je suis maladroit(e), je viens de faire tomber ma liasse de 470 feuilles/mon café Starbucks brûlant sur votre tailleur/chemise immaculée (Hugh Grant sur la pauvre Julia Roberts dans Coup de foudre à Notting Hill).
-> Cas n°1 : la victime aide spontanément le/la protagoniste à ramasser ses 470 feuilles (même si elle est très très en retard au boulot). D’ailleurs ils vont s’électrocuter en se touchant les mains au même moment.
-> Cas n°2 : la colère de la victime (recouverte de café rappelons-le) va redescendre dès qu’elle croisera le regard irrésistible du coupable. Pas de café dans Un Bonheur n’arrive jamais seul, mais un coup de foudre oculaire au ralenti pour Gad Elmaleh et Sophie Marceau.
Dans la vraie vie : il y a 85 % de chance que la victime de votre maladresse soit au choix : trop moche, trop vieille, trop jeune, pas sympa, ou mariée. Au mieux, elle vous aide à ramasser vos affaires avant de décamper rapidos. Au pire, elle vous traite de tous les noms d’oiseaux (le café chaud ça brûle).
3: L’amour est une révélation soudaine et violente
Dans les films : « mais bon sang qu’est-ce que je fous là ? C’est lui/elle que j’aime depuis toujours ! Vite un taxi, un vélo volé à un gamin, un jet privé, un skateboard. Il faut que j’aille lui dire NOW. Au pire je traverse la ville en courant pour lui apprendre la nouvelle en sueur. »
-> Cas courant : la personne n’est pas chez elle parce qu’elle a bouclé son déménagement en deux jours chrono. Pas de bol, elle est pile en route pour l’aéroport pour recommencer une nouvelle vie à Paris/Los Angeles/Tombouctou. C’est Brittany Murphy qui court après Santiago Cabrera dans Love (et ses petits désastres) par exemple. Ou encore Jack Black qui débarque le jour de la fête de départ de Gwyneth Paltrow dans L’amour Extra Large.
Dans la vraie vie : désir ou amour ? Est-ce que je l’aime vraiment ou est-ce que je suis juste attaché(e) à lui/elle ? Et si mes sentiments lui font peur ? Au pire je lui envoie un sms plein de sous-entendus pour tester sa réaction.
4: Votre ex fera des pieds et des mains pour vous récupérer.
Dans les films : casser la gueule du rival (Hugh Grant et Colin Firth dans Le Journal de Bridget Jones), surmonter la phobie du vide (Richard Gere dans la scène de fin de Pretty Woman), recopier une cinquantaine de lettres d’amour à la main (Chris Noth dans Sex and The City)… Certains personnages sont prêts à tout pour reconquérir le coeur de leur ex. Même à parcourir des centaines de kilomètres (oui comme les chiens perdus) pour hululer leur amour à la fenêtre de leur aimé(e) (poke Gilles Lellouche dans les Petits Mouchoirs).
Dans la vraie vie : au mieux vous avez droit à quelques sms pleurnichouilles de votre ex encore amoureux (mais qui ne bouge pas le petit doigt pour vous récupérer). Au pire il vous a déjà viré de Facebook.



