Mois: juillet 2015

Martha Marcy May Marlene

olsens-subdued-performance-showed-maturity-and-restraint-beyond-her-22-years-she-could-tell-a-lot-with-her-eyes-without-trying-hard-director-sean-durkin-says

De : Sean Durkin
Avec : Elizabeth Olsen, John HawkesSarah Paulson
2011

Après avoir mystérieusement disparu de la circulation pendant 2 ans, Martha retrouve Lucy, sa grande soeur morte d’inquiétude, et Ted, le mari de cette dernière. Ce qu’ils ignorent, c’est que Martha s’est enfuie d’une secte dirigée par un gourou aussi dangereux que charismatique.

Joli coup d’éclat pour Sean Durkin, dont ce drame aussi perturbant que captivant, fait office de premier long-métrage. La fascination morbide de ce sujet original (les mécanismes psychologiques engagés par les sectes sur leurs victimes) est brillamment personnifié par l’interprétation au diapason d’Elizabeth Olsen (la révélation). Autre point fort du film, la construction de l’histoire sur le mode du diptyque (passé / présent), qui confère un vrai dynamisme au vécu de cette jeune brebis perdue parmi les loups.

Le Choix de Sophie

choix-de-sophie-1982-02-g

DeAlan J. Pakula
Avec : Meryl Streep, Kevin Kline, Peter MacNicol
1982

Stingo (Peter MacNicol), jeune écrivain ambitieux fraîchement débarqué à New York, se lie d’amitié avec Nathan (Kevin Kline) et Sophie (Meryl Streep), un couple passionnel partageant la même maison. Mais ses nouveaux amis cachent de bien lourds secrets. 

Cette adaptation du roman phare de William Styron supporte plutôt mal le poids des années écoulés depuis sa sortie triomphante (Oscar de la meilleure actrice pour Meryl Streep). Heureusement, la mollesse de l’ensemble est réveillée par la passion névrosée (intacte) dégagée par ce couple hors normes (la tornade Kevin Kline). Peu à peu les secrets remontent à la surface – certes trop doucement parfois – jusqu’au fameux choix de Sophie, aussi vibrant que tragique. 

Le petit plus : vous avez adoré l’excentrique Otto dans « Un Poisson nommé Wanda » ? Ce film est l’occasion de comprendre pourquoi John Cleese a tant voulu Kevin Kline pour le rôle après l’avoir vu jouer ici. 

Magic Mike XXL : débandade générale

011346

De : Gregory Jacobs
Avec : Channing Tatum, Matt Bomer, Joe Manganiello
2015

En route pour la dernière tournée. Cette fois, cap sur Myrtle Beach, en Caroline du Sud, pour la convention annuelle de strip-tease. L’occasion pour Mike et toute la clique, de se retrouver une dernière fois avant le tombé de rideau. L’objectif ? Finir en beauté.

Exit Steven Soderberg (relégué aux rangs de directeur photo et monteur) et place à Gregory Jacobs, premier assistant-réalisateur sur le film original. Hélas pour le disciple, le maître garde la main. Le « road-buddy-movie » délirant et arrosé de testostérone crachote (trop de dialogues vides), s’encombre de passagers inutiles (Andie MacDowell frise le ridicule, Amber Heard s’enlise dans le cliché) pour finalement rater son virage. En lieu et place de la réflexion existentielle attendue (inhérente au dernier round de showmen usés), un approfondissement psychologique proche de zéro. A croire que Channing Tatum (ceci dit toujours aussi doué) et sa bande, se résument à des acrobates sexy au potentiel cérébral d’une noix de coco.

Anecdote : afin de coller au mieux au personnage de strip-teaseur, Channing Tatum a avoué avoir embauché de vrais professionnels du strip-tease afin d’apprendre de leurs shows.  L’acteur affirme que certains d’entre eux sont même allés jusqu’à danser sur lui.