De : Eli Roth
Avec : Lorenza Izzo, Ariel Levy, Aaron Burns
2015
Justine (Lorenza Izzo), étudiante fortunée et fille d’avocat, cherche une cause louable à défendre. Lorsqu’elle rencontre Alejandro (Ariel Levy), chef de file d’un mouvement engagé pour la défense des indigènes, elle pense l’avoir trouvé. Sans hésiter, elle prend part à l’action coup de poing du groupe : empêcher la destruction territoriale d’une tribu d’Amazonie. Mais une fois là-bas les choses ne se passent pas comme prévu.
Après le dérangeant règlement de comptes féminin de Knock Knock, Eli Roth repasse derrière la caméra pour dézinguer deux types d’individus : les fils à papa qui s’improvisent Mère Teresa pour défendre la veuve et l’orphelin, et les « extrémistes » humanitaires parfois plus dangereux que les responsables qu’ils accusent. Le contrat est respecté : The Green Inferno est une catharsis jouissive, un défouloir arrosé d’hémoglobine, un horror movie cynique à souhait mais finalement assez sage. Si la violence psychologique des scènes cannibales ne laisse pas insensible, on est assez loin du trash tapageur et de l’audace formelle d’un Cannibal Holocaust. Un survival classique mais honnête.
Anecdote : quand Eli Roth a proposé aux villageois d’être figurants dans le film, il s’est vite rendu compte que ces derniers ne savaient pas à quoi ressemblait un film. Pour leur montrer de quoi il s’agissait, Eli a installé une télévision et s’est procuré une copie de Cannibal Holocaust (1980). Les villageois ont adoré le film qu’ils ont pris pour une comédie.


