De : David F. Sandberg
Avec : Teresa Palmer, Gabriel Bateman, Maria Bello
2016
Martin est un petit garçon qui n’a pas la vie facile. Son père est mort et sa mère – sous antidépresseurs – parle toute seule, ou plutôt avec une méchante dame au nom de Diana qui se plaît à le persécuter. Seule bouée de secours du petiot, sa (demi) grande soeur Rebecca, exilée du cocon familial.
Difficile de garder l’oeil vif et d’esquiver le bâillement durant le premier quart d’heure. Un gamin livré à lui même, une adulescente qui fait sa crise, un fantôme qui claque des portes… mouais. Le pitch de Dans le noir n’a rien de révolutionnaire. Paresseux, il ne prend même pas la peine d’approfondir le pourquoi du comment. Et pourtant, contre toute attente, ça fonctionne. La mise en scène, bien huilée, se révèle aboutie, tirant son énergie d’une peur parlant à l’enfant qui sommeille en chacun : celle du noir. Réminiscences des situations cauchemardesques qui en découlaient (la peur, enfant, de se retrouver seul dans le noir, des coupures d’électricité, etc). Situations exploitées jusqu’aux habituels scare jumps et dominées par une Teresa Palmer toujours aussi badass.
Anecdote : le budget de production du film a été amorti dès le premier week-end de sortie en salles. Il n’en fallait pas plus pour les producteurs pour envisager immédiatement un séquel.




