
De : Damien Chazelle
Avec : Ryan Gosling, Emma Stone, Rosemarie DeWitt
2017
Los Angeles. Une jeune serveuse qui rêve des feux des projecteurs, un pianiste invisible qui ne vit que pour ouvrir son propre club de jazz. Une rencontre classique. Les rêves, l’amour, l’un et/ou l’autre ?
L’histoire tient dans un mouchoir de poche, et alors ? Dans ce cinéma actuel dominé par la violence et la crudité, La La Land est un nuage de douceur, une friandise nostalgique qui se savoure avec le coeur. Plus qu’une simple romance florissante dans une Hollywood fantasmé, un cri d’amour au cinéma, à la musique, à l’art. En d’autres termes, à la passion, la vraie, celle qui consume les comédiens en herbe, parle aux musiciens obstinés (Damien Chazelle en sait quelque chose) et rassemble (ou pas) les amoureux. Sans jamais tomber dans la guimauve, ce conte moderne dépeint une cité des anges fabuleusement cruelle, alternant tableaux enchantés (sublime photographie) et scènes plus mélancoliques (exit les roucoulades, place aux voix cassées). Partition maitrisée de bout en bout, rythmée par une Emma Stone professionnelle des claquettes, l’agilité chic d’un Ryan Gosling en complet, par le rire, les larmes, la beauté soufflante des décors. En d’autres termes, rythmée par ce pour quoi on aime tant le cinéma : parce qu’il est magique.
Anecdote : le titre du film s’explique de deux manières. La première tient au fait que l’histoire se déroule à Los Angeles, soit LA en abrégé (d’où « La La Land »). Deuxièmement, le film met en scène un Hollywood rêvé au sens propre, théorie appuyée par le travail de photo qui fait appel à l’imagination.




De : André Øvredal

