Mois: juillet 2017

Le crime était presque parfait


De : Alfred Hitchcock
Avec : Grace Kelly, Ray Milland, Robert Cummings
1954

Un époux blessé dans son orgueil par l’infidélité de sa riche épouse met en place un plan pour l’assassiner. Mais les choses ne se passent évidemment pas comme prévues. Voilà pour les grandes lignes de ce classique hitchcockien toujours aussi efficace en dépit de ses 60 ans passées.

Une fois n’est pas coutume, une belle blonde (Grace Kelly) – sous le joug des stratégies tortueuses d’un homme – se retrouve plongée dans une sombre histoire d’argent. Mais ici, pas de mystère : le spectateur connaît d’entrée l’identité de l’assassin. Dès lors, le plaisir vient des entourloupes verbales chiadées, des scénarios mensongers toujours plus inventifs improvisés de l’époux mis à mal (Ray Milland, dans une interprétation aux petits oignons) pour s’innocenter. Jouissif et théâtral à souhait.

Disconnect


De : Henry Alex Rubin
Avec : Jason Bateman, Alexander Skarsgård, Paula Patton
2012

Un couple dans l’impasse se retrouve confronté à un vol d’identité bancaire sur internet. Une journaliste aux dents longues plongée dans une affaire délicate de webcam hot. Un ado mal dans sa peau victime d’un canular sur Facebook. Trois histoires brodées autour d’un même canevas : les dangers d’internet.

Malgré ses bonnes intentions évidentes, il y a, hélas, peu de choses à sauver dans ce drame bien prévisible. Des personnages taillés à la hache aux histoires sans charisme, Disconnect fait partie de ces films qui se regardent d’un seul oeil, en pilote automatique. Et ce, malgré les efforts honorables de Jason Bateman (convaincant en père dérouté) pour sauver les meubles. Seule la tentative finale – mais maladroite – d’instaurer un climat de tension parvient à faire sursauter la pupille.



Mary


De : Marc Webb
Avec : Chris Evans, Mckenna Grace, Octavia Spencer
2017

Mary n’est pas comme tous les autres enfants de 7 ans. Quand d’autres commencent à additionner de simples chiffres, Mary s’amuse à résoudre des problèmes d’algèbre de niveau universitaire. Un génie précoce élevé par un oncle nonchalant, bientôt dans les filets d’une grand-mère un peu trop ambitieuse.

Difficile, avant projection, d’éviter la grimace. Une histoire de garde d’enfant comme on en a vu mille, le cliché de l’homme célib qui n’a rien demandé et qui se voit flanqué d’une gamine… Les ficelles sont grosses. Mais c’est sans compter la touche Marc Webb, réalisateur trop discret mais plein de ressources (son 500 jours ensemble est devenu culte). Ses talents de directeur d’acteurs font ici des ravages : la jeune Mckenna Grace (Mary), loin de toute niaiserie enfantine, mène à la baguette un Chris Evans plus effacé mais contre toute attente touchant. Et le tandem, complice mais surtout crépitant d’émotions, de transcender un drame familial à l’écriture pas si bête que ça. Seul regret : la quasi invisibilité du personnage d’Octavia Spencer.