Day: 14 juin 2018

Jurassic World: Fallen Kingdom

De : Juan Antonio Bayona
Avec : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Jeff Goldblum
2018

Trois ans après la bérézina, le parc Jurassic World, désormais à l’abandon, est menacé par l’éruption imminente du volcan de l’île. Catastrophe naturelle qui enterrerait à coup sûr les dernières créatures à l’état sauvage sur le territoire. Claire Dearing (Bryce Dallas Howard), ancienne directrice du parc et porte-parole d’un mouvement de défense des dino, profite d’une opportunité inattendue pour procéder à un sauvetage de dernière minute. Mais cette opportunité professionnelle n’est pas vraiment celle qu’elle croit…

Avec Juan Antonio Bayona (The Impossible) aux manettes, la dimension catastrophe promettait du grand spectacle. Côté scénario, la présence du tandem Colin Trevorrow / Derek Connolly (déjà présent sur Jurassic Word) assurait, en toute logique, une continuité rassurante. 2h10 plus tard, que reste-t-il de ces espoirs ? Réponse : une première partie décevante et une seconde plus audacieuse avec, ici et là, des incohérences crasses et beaucoup de bêtise. Le film s’ouvre comme convenu sur la catastrophe volcanique, filmée à la manière d’un blockbuster subtil avec Dwayne Johnson. Comprendre : spectaculaire mais tellement vu et revu que l’ennui perce vite. On sauvera le plan sublime de fin (le navire qui s’éloigne de la rive), on oubliera l’idiotie des acteurs, en mode automatique jusqu’au générique.

Et puis il y a la deuxième partie du film. Celle qui amorce un virage intéressant en s’engouffrant dans le genre du film de monstres (ça ne plaira pas à tout le monde) en délocalisant les dinosaures dans le terroir américain. Un effet « coup de fouet » pour le rythme comme pour la saga plus qu’appréciable : le film démarre enfin, la tension pointe, le spectateur finit de bailler. Le suspense va dès lors crescendo, faisant (presque) oublier les personnages écrits sur un bout de table et le grotesque de certaines scènes. Divertissant, parfois impressionnant, Jurassic World : Fallen Kingdom tire finalement son épingle du jeu de son discours en filigrane sur l’avancée génétique tenu par ce cher professeur Malcolm (Jeff Goldblum). Mal fichu certes, mais pas bête du tout.