Bad Santa (2003) de Terry Zwigoff
Les salles de cinéma, à moitié vides ou à moitié pleines ? Ce qui est sûr, c’est que depuis le 13 novembre les salles obscures n’ont jamais aussi bien porté leur nom. Ce Noël a un goût acide, presque déplacé : il réveille le Grinch grinçant qui sommeille en nous. L’envie d’en découdre avec ce chamallow bling-bling, ces rires en carton-pâte, ces personnages musicaux à s’en taper la tête contre le mur.
L’émotion pure, authentique, la rage sentimentale, l’union des coeurs. Voilà ce qu’on retrouve accroché dans notre calendrier de l’Avent. C’est Angelina Jolie et Brad Pitt, couple à la ville comme à l’écran, qui s’échinent avec passion pour être (bien) ensemble dans Vue sur mer. C’est Jennifer Lawrence, femme au courage viscéral, seule contre tous dans Joy. Et que dire d’Anaïs Demoustier et Jérémie Elkaïm, dont l’amour sanguin brûle tous les interdits dans Marguerite et Julien ? Oui, Noël ne nous aura jamais paru aussi adulte, aussi humain finalement.
Mais une humanité invincible, ou presque, capable de soulever des montagnes. Ce qui signifie, pour Tom Hanks, négocier à lui seul la libération d’un pilote américain espion dans Le Pont des espions. Pour Stacy Martin, survivante de l’extrême, c’est braver l’épreuve du feu, faire entendre sa pulsion de vie au milieu du chaos indien dans le retentissant Taj Mahal. Un bras d’honneur à la mort que reprend avec brio Margherita Buy dans le sophistiqué Mia Madre, drame loufoque où le vivant combat sans relâche la mort.
Se battre pour les autres, pour soi, mais célébrer la vie, surtout. Noël, tout simplement.
Le Grinch (2000) de Ron Howard

