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Joy : Jenny from the block

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De : David O. Russell
Avec : Jennifer Lawrence, Bradley Cooper, Robert de Niro
2015

Joy est une force de la nature. À la maison, c’est elle qui mène tout le monde à la baguette (sa légume de mère, son raté d’ex-mari, son père imbuvable…) quand elle ne s’improvise pas comptable de la famille, plombier ou travailleuse acharnée. Problème : à trop ménager la chèvre et le chou, Joy en a laissé tomber ses rêves d’inventions. 

Personne ne filme aussi bien la tornade Jennifer Lawrence que David O. Russell. Ce conte de Noël féministe est une déclaration d’amour à sa muse, à cette actrice belliqueuse des temps modernes. Il ne s’agit pourtant plus d’aller sauver Peeta ou de tuer le grand méchant Snow. L’enjeu n’est même pas le même, puisqu’il est question ici de faire fructifier une invention ménagère (une serpillière essoreuse). Et pourtant on retrouve cette même ivresse du combat, cette adrénaline enivrante des grandes ambitions. On s’emballe, on respire, on s’angoisse avec Joy. Mieux que ça : on s’imprègne de sa détermination folle, de sa volonté de fer à croire en son idée, voire en son rêve (prouver à elle-même et au monde qu’elle n’est pas une simple mère de famille). La mise en scène ultra léchée s’incline, le message est trop fort, trop bon : ne jamais baisser les bras et abandonner son rêve, tout simplement. 

Anecdote : Jennifer Lawrence est née en 1990, l’année de création de la Miracle Mop (la serpillière magique) par la véritable Joy Mangano.

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CANNES 2014 : Pourquoi Robert Pattinson est le meilleur acteur de sa génération (A lire sur Cinetrafic.fr)

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Robert Pattinson – Cannes 2012

Où il est question du parcours bluffant et enlevé d’une belle gueule passée par Twilight et à l’affiche du Festival de Cannes ce mois-ci avec The Rover et Map To The Stars.

Parce qu’il n’a pas peur d’égarer son public

 

Il est jeune, beau, fringuant et sa filmo est gonflée par le succès de deux grosses franchises : Harry Potter etTwilight. À cette époque-là, Rob a tout pour plaire, donc tout à perdre. Sa fan base adolescente explose et les studios se frottent les mains, assurés d’avoir trouvé leur nouveau Zac Efron. Sauf que Rob a d’autres projets : « Je ne veux pasrester coincé dans des rôles mignons pour tout public car je sais que je vais finir en unesorte de caricature » résume-t-il dans une interview aux Inrocks. Et l’acteur de prendre levirage hasardeux du cinéma indépendant. Pas frileux pour un sou, le comédien n’hésite pas à s’intéresser aux projets sulfureux, comme Mission: Blacklist, un projet de Jean-Stéphane Sauvaire (récemment abandonné par l’acteur faute de temps) : « un film sur latraque et la capture de Saddam Hussein. Et vous savez quoi ? Il veut le tourner en Irak.Fuck yeah ! Personne d’autre n’a les couilles de faire ça » proclame Robert tête brûlée.

Parce qu’il a su éviter les étiquettes

Au cinéma il y a deux types d’acteurs : ceux qui restent sagement dans leur rang, bien au chaud dans leur genre (celui de la comédie, des films indé obscurs, du drame parisien…) et ceux qui prennent des risques, quitte à se casser la tronche, encaisser un bide et s’attirer la moquerie. En alternant film indé (Cosmopolis) et blockbusters léchés, Rob a trouvé la bonne formule. L’étiquette de « vampire mutique » s’est arrachée de sa carrière aussi vite qu’elle s’est scotchée. Alors que certains – à l’instar de Daniel Radcliffe – rament encore pour s’offrir une nouvelle image, Rob nage comme un poisson dans l’eau entre les rôles d’écrivain à costume (Bel Ami), de trader obsédé par sa prostate (Cosmopolis) ou encore de dompteur d’éléphants (De l’eau pour les éléphants).

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Parce qu’il joue comme les grands

Soyons honnêtes : son interprétation rigide de vampire torturé n’a pas soulevé les foules. Même si, à bien des égards, son jeu n’est pas sans rappeler celui d’un certain Ryan Gosling (visage éternellement douloureux, traits figés, froideur mélancolique…). Comme ce dernier, Robert tire sur la corde du personnage réservé, en lutte avec sa propre personne. Pour certains, le jeu du londonien est hypnotique, pour d’autres, atrocement ennuyeux. Dans tous les cas assez impressionnant pour susciter l’intérêt des génies du cinéma indépendant. Du Canadien David Cronenberg, à (…) Lire là suite ICI : http://www.cinetrafic.fr/actu-cine/33/cannes-2014-pourquoi-robert-pattinson-est-il-le-meilleur-acteur-de-sa-generation/3