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Night Call : la nuit lui appartient

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De : Dan Gilroy
Avec : Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Bill Paxton
2014

Los Angeles, la nuit. Les mains sur le volant, Lou Bloom (Jake Gyllendaal), pigiste spécialisé dans les faits-divers sanglants, rôde. A la recherche d’une proie, d’une victime, bref d’un scoop sanglant pour abreuver la chaîne de news qui l’emploie.

Baptême de caméra réussi pour le réalisateur-scénariste (Jason Bourne : L’héritage). Son premier long-métrage est une immersion sordide dans le territoire de chasse des prédateurs nocturnes de l’info. Un sujet extrême, d’une noirceur fascinante, à l’égal de l’interprétation habitée de Jake Gyllendaal, sorte de cannibale sociopathe au sourire pétrifiant. Là où paradoxalement ça pêche un peu, c’est du côté du scénario. A force d’embarquer la caméra sur les routes de L.A, Dan Gilroy en oubli de la poser et de regarder dans le rétro. La relation gloutonne entre Lou et sa supérieure aurait pu gagner en densité, le cadrage en qualité. Ce qui n’empêche pas son Night Call de remplir son carnet de route.

Anecdote : durant le tournage de la scène du miroir – où Jake Gyllenhaal parle à son reflet –  l’acteur était tellement dans son personnage qu’il a frappé le miroir, s’entaillant la main. Jake a dû immédiatement se rendre à l’hôpital pour se faire faire des points. Dès sa sortie, l’acteur s’est immédiatement rendu sur le plateau de tournage.

La nuit au Musée 2 ou la rébellion des antiquités plastifiées


De : Shawn Levy
Avec : Ben Stiller, Robin Williams, Hank Azaria
2009

 

« Seulement 2 ans après « La nuit au Musée », Shawn Levy remet le couvert. Et c’est  avec une joie  non dissimulée que l’on retrouve  le plus attachant des gardiens de musée, Larry Daley (Ben Stiller). Comment oublier celui qui a dépoussiéré et rendu « vivant » le célèbre musée d’histoire naturelle new-yorkais ? Mais les temps ont changé. Larry est aujourd’hui directeur de sa propre boite, a troqué sa lampe torche à piles contre un costard, et passe à la télé. Pourtant lorsque ses amies demandent son aide pour les sauver du  terrible complot (mené par le pharaon Kahmunrah) qui les menace, Larry n’hésite pas une seconde. Même s’il faut ressortir son uniforme poussiéreux du placard.

 

Passer la joie des retrouvailles avec cet univers si unique en son genre, l’intérêt retombe vite comme un soufflet au bout d’une vingtaine de minutes. Le scénario étant maigre, seule l’action et l’humour maintenu tant bien que mal par les acteurs, évite au  film de s’échouer lamentablement, et au spectateur de tourner de l’œil. Malgré le personnage loufoque et attachant de Stiller, les moments mous se succèdent aux séquences d’action qui s’éternisent et se répètent. La concision de  l’ensemble,  appréciée dans le premier volet, manque cruellement dans sa suite. En ce qui concerne les nouveautés, seul le personnage haut en couleur de Bonaparte (A. Chabat) donne un semblant de pétillant (trop bref) au film. Reste l’univers enfantin,  magique, et l’humour bon enfant, qui lui, est toujours aussi plaisant  »

 

 
Anecdote :  L’un des plus gros défis de l’équipe de « La Nuit au musée 2 » a été de pouvoir tourner au Smithsonian. Ils ont finalement obtenu les précieuses autorisations… Mais que pour les heures d’ouverture du musée, celui-ci ne fermant ses portes pour aucun homme ni film : « Quand nous tournions au Smithsonian, c’était un peu comme être au théâtre parce que Ben [Stiller] devait jouer ses scènes devant des centaines de spectateurs », explique Shawn Levy.