De : Pascale Ferran
Avec : Josh Charles, Anaïs Demoustier, Radha Mitchell
2014
Un hôtel au pied de l’aéroport Charles de Gaulle. Lieu de transit, sas de décompression morne et étouffant, bloqué entre deux ailleurs. Là, deux destins croisés. Celui de Gary (Josh Charles), américain aisé (mais surtout blasé) en voyage d’affaires, et celui d’Audrey (Anaïs Demoustier), jeune femme de chambre endormie par son quotidien.
Plus qu’un décor inspirant, l’hôtel joue ici un personnage à part entière, révélant avec clarté une dimension troublante sur ces établissements censés apporter le repos. Mélancolie, anxiété, torpeur, remise en question brutale sur la vie… La caméra de Pascale Ferran retranscrit justement les symptômes ressentis par Gary. Là ou elle échoue, c’est dans son passage tranché au récit d’Audrey. Peu de fluidité entre les deux histoires et l’impression désagréable d’assister au raccord de deux courts-métrages, ou presque. La poésie se fait brouillonne, entravant le rythme, s’accouplant avec un silence suggestif interminable. Résultat, Bird People ne parvient jamais à prendre son envol, se mordant la queue et se complaisant dans la métaphore de ces deux protagonistes perdus dans les limbes de la vie.


