De : Thanos Anastopoulos et Davide Del Degan
2016
Trieste, ville côtière à la pointe nord de l’Italie. Bout de ville bétonné, comme postillonné par la mer, dont la plage caillouteuse courue par toute la ville distingue les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Caméra enracinée parmi les transats, le tandem de réalisateurs capture avec une belle justesse le quotidien de ce microcosme populaire : en vrac, tranches de vie, bouts de discussion, corps difformes, handicapés, vieillis, pulpeux… Un petit monde en soi, avec ses codes et ses personnages-clés, qui s’épanouit du lever au coucher du soleil, le temps d’une saison estivale. Loin de proposer une contemplation snobinarde d’une certaine idée de la « misère des petites gens » , la caméra – exempt de tout voyeurisme intello – capture chaque scène avec une bienveillance caressante. Une attention honorable mais qui appliquée pendant 2h13 met la patience du spectateur à rude épreuve.

