De : Stéphanie Di Giusto
Avec : Soko, Lily-Rose Melody Depp, Gaspard Ulliel
2016
Peu de personnes connaissent le destin de Loïe Fuller, danseuse américaine et pionnière de la danse moderne de la fin du XIXème siècle. De ce biopic de niche, attrayant par la brillance de son casting, on retiendra deux choses : la performance habitée de la fascinante Soko, dont le talent et l’audace des choix ne sont plus à prouver, et la beauté astrale des quelques scènes de danse. Quelle tristesse dès lors que Stéphanie Di Giusto s’enferme dans un corset scénaristique bordé de dialogues. Sa Danseuse aurait gagné en personnalité, en folie et force de caractère si une signature marquée avait été clairement apposée. Reste le personnage captivant de Gaspard Ulliel qui confirme ici son gout pour les rôles de loup solitaire, fortuné et silencieux. Ses brèves apparitions, fulgurantes, font froids dans le dos, saupoudrant ce biopic classique d’un mysticisme classieux loin d’être désagréable.


